Du centre sportif à l’espace d’art

Le 21 avril 2026, pendant la Milan Design Week, Golden Goose a confié ses deux courts extérieurs de CityLife à Sofia Elias. L’artiste multidisciplinaire mexicaine a réinterprété les parois comme des surfaces à la fois réfléchissantes et transparentes, modifiant les formes perçues depuis le terrain et les gradins.

Des effets sonores amplifiaient l’écho des raquettes et les murmures du public. L’installation ne se contentait donc pas de recouvrir la piste : elle utilisait ce que le padel possède de plus spécifique — verre, proximité et percussion — pour transformer l’expérience du lieu.

Une œuvre programmée toute la journée

La direction artistique a été intégrée à un programme réunissant matchs, discussions, ateliers, installations et DJ sets de Carista et Spiller. La création visuelle, le jeu et la fête se répondaient au lieu d’exister dans trois espaces séparés.

Ce montage est essentiel. Il fait du court une scène culturelle active et de l’artiste une interlocutrice du sport, pas une décoratrice appelée après la construction. Les visiteurs découvrent l’œuvre en la traversant et en entendant d’autres personnes la jouer.

Le signal MPI

Golden Goose possédait déjà une arena conçue comme un flagship. Avec Sofia Elias, la marque franchit une étape supplémentaire : le club devient un support d’exposition temporaire capable de produire sa propre programmation pendant la grande semaine du design milanais.

C’est une voie très fertile pour le padel. Ses surfaces sont monumentales, ses sons immédiatement reconnaissables et son public déjà mobile. L’enjeu n’est plus d’ajouter de l’art autour du court, mais de permettre à l’art de modifier la façon dont le court est vécu.

L’œuvre ne demande pas au joueur de s’arrêter : elle n’existe pleinement que lorsqu’il frappe, court et fait résonner le lieu.

Sources