Sly, derrière NEO
Sly est le fondateur de NEO Padel Media, un média spécialisé dans le padel français, ses joueurs, ses clubs et tous les moments qui composent la vie autour des pistes.
Sa particularité : Sly ne se montre quasiment jamais face caméra. Il est pourtant parfaitement identifié par de nombreux joueurs, joueuses et responsables de clubs. Chez NEO, le média passe avant celui qui le dirige.
Cette nouvelle Iconic Conversation rappelle également l’importance de voir cohabiter plusieurs médias spécialisés. Certains racontent la compétition, d’autres les clubs, le business, les joueurs français ou la culture qui se construit autour du padel. Ces regards ne s’opposent pas : ils permettent ensemble de documenter le sport à tous les niveaux et de donner au public plusieurs portes d’entrée.
Avec NEO, Sly défend une approche instinctive, humaine et proche du terrain. Il raconte ici son passage du football au padel, sa manière de choisir ses sujets, son rapport à l’image et sa vision de l’avenir du média.
Avant NEO, quel était ton parcours ? À quel moment as-tu senti que tu tenais quelque chose avec ce média ?
Avant le padel, j’étais dans le monde du football. J’étais scout indépendant et j’en étais encore à mes débuts.
Je dirais que c’est juste après le TNJ 2025 à Bondoufle que j’ai senti que je tenais quelque chose. J’ai alors pris la décision de me lancer, sans trop réfléchir.
Lorsque tu as créé NEO, avais-tu déjà identifié les autres médias présents dans le padel ?
Je n’avais pas vraiment connaissance des autres médias, ou alors très vaguement. J’avais surtout cette volonté d’oser.
Quelle différence voulais-tu apporter avec NEO ?
NEO, c’est un univers où tout se fait avec sincérité et authenticité.
C’est le réseau du peuple.
La pièce en mouvement
Le regard de NEO en vidéo
Un Reel de NEO Padel Media, sélectionné pour accompagner cet entretien.
Crédit : NEO Padel Media — Instagram
Voir le Reel sur @neopadel.media ↗Le développement de NEO sur les réseaux sociaux a-t-il changé ta manière de traiter l’information ?
Non, cela n’a pas changé ma manière de traiter l’information.
Je traite une information comme je le fais dans la vie de tous les jours et dans n’importe quel contexte. Je le dois aussi à mon fonctionnement, qui est assez complexe…
Comment décides-tu qu’un joueur, un club ou une initiative mérite d’être mis en avant ?
La réponse se trouve déjà un peu dans la question, car il y a cette notion de mérite.
Dans un premier temps, être présent sur un terrain de padel représente déjà un mérite, car tu fais partie du développement de ce sport. Ensuite, d’autres paramètres peuvent bien sûr entrer en compte.
Est-ce qu’il t’arrive de choisir de ne pas publier une information ou un contenu ?
Oui, cela m’arrive assez souvent.
Je prends tout de même le temps d’y réfléchir avant de prendre ma décision.
Pourquoi était-il important pour toi de développer un site, en plus d’Instagram et de TikTok ?
Avoir un site a beaucoup plus de sens.
Instagram et TikTok sont très efficaces pour se faire connaître, mais tu restes limité dans tes possibilités. Avec un site, je gagne en crédibilité et en référencement sur Google. Surtout, je peux davantage fidéliser les personnes qui suivent NEO.
Comment trouves-tu l’équilibre entre la rapidité, l’exclusivité et la valeur réelle d’un contenu ?
Aujourd’hui, chaque média veut obtenir l’exclusivité et être sur le devant de la scène. Cela peut se comprendre.
J’étais moi aussi dans cette logique au début. Mais, avec le temps, j’ai rapidement compris que je faisais une erreur.
Comme pour toute chose, il faut savoir se démarquer pour devenir unique et irremplaçable.
Quels types de contenus semblent le plus toucher la communauté de NEO ?
Kimy Barla, qui fait partie des joueuses qui me complimentent le plus, m’a dit un jour :
« J’ai l’impression de voir une série en ligne sur ton Instagram. »
Je dirais donc que c’est un mélange de tout ça : les joueurs, les images, les coulisses, les histoires et la manière dont les contenus se suivent.
Lorsque tu couvres un événement, quels sont les moments que tu cherches particulièrement à capter ?
Je fais tout à l’instinct.
L’arrivée des joueurs et des joueuses fait partie des moments que j’adore. J’aime aussi capter leurs discussions et tout ce qui se passe autour des matchs.
J’essaie de faire un peu de tout, mais je cherche surtout à saisir les moments où personne ne s’attend à être filmé ou photographié.
La publication officielle
NEO au FIP Promises Paris
La publication de NEO autour du FIP Promises Paris by WME Sports.
Crédit : NEO Padel Media — Instagram
Voir la publication de @neopadel.media ↗Quelle importance accordes-tu à l’identité visuelle de NEO ?
L’identité visuelle de NEO se trouve tout en haut de l’échelle.
Bien sûr, le média doit être reconnaissable. Chaque média possède une histoire et doit savoir la conserver.
Est-ce que NEO doit rester un média ou peut-il progressivement devenir une marque ?
NEO restera toujours un média, quoi qu’il arrive.
Selon toi, qu’est-ce qui manque encore dans la manière de raconter le padel français ?
Il faut montrer que le padel est un sport d’échange et un sport qui rassemble.
Parmi tous les contenus publiés par NEO, lequel t’a le plus marqué personnellement ?
Énormément de publications m’ont rendu fier.
Il y en a une que j’ai particulièrement appréciée : celle consacrée à Yoan Boronad. C’était un article qui parlait davantage de l’humain que du terrain. J’ai ensuite reçu un message de son papa et cela m’a fait énormément plaisir.
Une autre publication, à l’inverse, m’a énormément ému : celle dans laquelle j’ai rendu hommage à Bastien Villenet, qui nous a quittés il y a quelques semaines.
La publication officielle
Une publication de NEO
Une autre publication du compte NEO Padel Media pour prolonger la conversation.
Crédit : NEO Padel Media — Instagram
Voir la publication de @neopadel.media ↗Quel serait le projet rêvé que tu aimerais organiser ou couvrir avec NEO ?
Le Padel All Star Game !
Mais attention, on risque de me voler mon idée ! 🤣
Pour toi, qu’est-ce qui pourrait rendre le padel véritablement iconique ?
Voir du padel à Wimbledon, avec la tenue blanche obligatoire…
Ce serait juste fou.
Et j’imagine aussi le padel prendre place dans beaucoup d’autres lieux mythiques.
Plusieurs médias, plusieurs manières de faire grandir le padel
Le parcours de Sly montre qu’un média n’a pas besoin de placer son fondateur au premier plan pour devenir identifiable. NEO s’est construit par son regard, son ton, son identité visuelle et sa présence auprès des joueurs et des clubs.
Le padel français a besoin de cette pluralité. Un seul média ne peut pas raconter à la fois la compétition, les clubs, les initiatives locales, les personnalités, le business, l’image et la culture du sport.
NEO possède son territoire. Make Padel Iconic en explore un autre. D’autres médias apportent encore des regards différents. Cette cohabitation est essentielle : plus le padel sera documenté par des voix spécialisées et reconnaissables, plus il pourra toucher des publics différents et construire une culture durable.
Une culture ne se construit pas avec une voix unique. Elle se développe lorsque plusieurs regards racontent simultanément ce qui se passe sur la piste, mais aussi tout ce qui existe autour.
NEO, c’est un univers où tout se fait avec sincérité et authenticité.
